Par Laurent Routier

Oh putain, ça, c’est cadeau ! Bob Sinclar : LOL. Et même BDR quand tu lis le titre de son album : Disco Crash. Ah ça, pour un crash, c’est un putain de superbe crash. Tu écoutes le truc et tu auras effectivement l’impression que tu viens de connaître l’expérience ultime de la mort. Une bagnole dans un platane. Un avion dans une tour. Un scooter dans l’arrière-train d’un bus de la RATP. Bref, un truc pas beau à voir. Du Bob Sinclar. Quant au disco, ben on cherche toujours. Ce sont les mecs d’Abba qui doivent gueuler ! Moi, à la limite, je m’en fous. J’ai juste à éviter les boutiques Louis Vuitton et les sauteries de la jet set d’Ibiza (là où tu chopes les plus belles mycoses au monde) pour échapper à Bob Sinclar. Mais pour ceux qui n’ont rien d’autre à foutre qu’à se trémousser le fion avenue Montaigne à Paris, ça va être super dur. Et moi, je pense pas qu’aux pauvres, même en hiver. Je pense aux riches. Je pense à leur désert intellectuel et leur insensibilité artistique. Parce que le froid, c’est pas qu’une question de déclaration fiscale. Ça enrhume tout le monde. Ouais, comme Bob Sinclar (il est bon le mec).