Par Phil Patrick


Cage The Elephant, c’est le son qu’ont toujours cherché à avoir les Strokes, y arrivant presque parfois, mais ne l’atteignant jamais. Et les Strokes, ils méritent un grand respect. Et c’est aussi cela qui fait en partie le talent de Cage The Elephant. Ils sont peu nombreux ceux qui peuvent prétendre, depuis Elvis, avoir apporté une pierre à l’édifice rock, entendu qu’il n’est pas nécessaire de réaliser une telle performance pour être un bon groupe rock. Radiohead n’a rien apporté au rock et c’est un bon groupe.
Il y a de l’élégance chez Cage The Elephant, de l’élégance à la manière des Hives. Ils ont aussi en commun avec le groupe suédois (comme quoi !) d’être mené par un chanteur plutôt performant (sachant que Pelle Howlin’ Almpvist est un génie). Cage The Elephant est encore en recherche, cela se sent. Tout n’est pas bon dans leur album Thank you, Happy Birthday, mais ce n’est que leur troisième album (le premier était plutôt mauvais même si une ou deux perles font tout pardonner). Cage The Elephant a enfin du Nirvana dans son ADN, c’est évident. Sans la colère destructrice de Kurt Cobain. Mais je crois que ce dernier aurait aimé la chanson Aberdeen par exemple, chanson qui rappelle About a girl version Bleach. Le parfait mariage entre les Beatles et les Vaselines.