

Vous connaissez les Black Eyed Peas ? Oui ? non ? Ne se prononce pas ? Étonnant que vous ne vous prononciez pas, on m’en a dit le plus grand bien. Oh, mais j’y pense, l’interactivité est impossible. L’article n’est pas encore publié. Ça vous amuserait que j’intègre une sorte de chat qui autoriserait la discussion en temps réel ? Oui ? Non ? Vous ne pouvez pas répondre évidemment. Bon, je vais y songer. Je reviendrai vers vous après analyse appliquée des 5 P (product, packaging, place, price, promotion. C’est un peu technique).
Bref, j’ai rencontré les Black Eyed Peas alors que je donnais une petite chronique sur une radio dont le nom commence par une lettre de l’alphabet (si vous voyez ce que je veux dire). Le groupe accepta l’interview. Il manquait apl.de.ap ce qui m’arrangeait pour des raisons évidentes de nom bizarre.
Popus : bonjour les Black Eyed Peas.
Will.i.am : tonight is gonna be a good night
Fergie : tonight is gonna be a good night
Taboo : tonight is gonna be a good good night
Popus : formidable ! Parlez-moi un peu de votre collaboration avec David Guetta.
Will.i.am : David is a good guy
Fergie : David is a good guy
Taboo : David is a good good guy
Popus : c’est ce qu’on dit oui. Je vous trouve extrêmement sympathiques. Si je vous dis Boom Boom Pow vous me dites ?
Will.i.am : boom boom pow
Fergie : boom boom pow
Taboo : boom boom pow
Popus : c’est vraiment dommage que votre compère apl.de.ap ne soit pas là.
Will.i.am : I just can’t get enough
Fergie : i’ve had the time of my life
Taboo : i gotta a feeling
Ça ressemblait à de l’autopromotion déguisée, mais bon sang, quelle chaleur ! Je les saluais, les encourageais à poursuivre leur excellent travail puis démarrais ma chronique.
Popus

Vous savez, des belles rencontres, j’ai eu l’occasion d’en faire. Je pourrais vous en raconter des choses sur les stars, de l’incontinence d’Aznavour à la cleptomanie de Christophe Maé.
La plus mémorable restera tout de même mon entrevue avec Amy Winehouse. C’était le 22 juillet 2011. Je me rappelle même de la date. Ordinairement, j’ai plus la mémoire des couleurs. Bref, j’avais pour ambition, de passage à Londres, de rencontrer Amy. Ma bonne à rien de secrétaire m’avait, Dieu seul sait comment, décroché un rendez-vous avec la chanteuse brune. Cette dernière m’attendrait chez elle en début de soirée pour une courte interview. Connaissant un peu le personnage, j’achetais deux bouteilles de whisky. Lorsqu’elle m’ouvrit, je les brandis avec un magnifique sourire qui se voulait enjôleur. Elle se renfrogna immédiatement. C’était peut-être un peu déplacé d’afficher ainsi mes 32 superbes dents lorsque mon interlocutrice n’en possédait qu’une dizaine et pas forcément propres.
Popus : bonjour Amy. Puis-je vous servir un petit verre ?
Amy : non merci.
Étonnant n’est-ce pas ? Je n’avais pas apporté de drogues dures malheureusement. Ça aurait peut-être été plus approprié. Je poursuivis.
Popus : allez, un tout petit verre ? J’avais prévu de créer une ambiance camarade et il me semblait important de partager au moins un verre avec vous.
Amy : n’insistez pas, je sors de cure et j’aimerais ne pas replonger.
Popus : bon et bien dans ce cas je vois mal comment nous pourrions continuer. Ma première question portait sur la qualité du whisky que j’ai apporté et votre réponse devait servir de transition pour la seconde.
Amy : il a l’air très bon. Je suis désolé Popus, je ne peux vraiment pas boire.
Popus : et bien, nous allons nous arrêter là. Je note quand même que vous êtes extrêmement obstinée. Je m’en vais. Je vous laisse les bouteilles au cas où vous changeriez d’avis espèce de mule.
Je m’en allai en claquant la porte. Mémorable ! Popus

« Marilyn Manson donne un concert au Zénith le 5 juin et veut te rencontrer pour une petite interview ». Tels ont été les premiers mots de ma secrétaire alors que j’arrivais au bureau après une nuit peu réparatrice.

Je fête aujourd’hui la publication de mon quarantième article. Il n’est pas encore en ligne (je suis en train de l’écrire au cas où vous ne l’auriez pas remarqué) mais ce n’est plus qu’une question de minutes. Le temps que mon papier se plie à la censure du correcteur orthographiques (tiens il a oublié celle-ci). Comment je célèbre ma quarantième chronique ? C’est une bonne question. Je me suis préparé un bon gâteau. Pas d’autres questions ? Bon, il est temps pour moi de partager avec vous le contenu de mon petit tête-à-tête avec Adele.

Je suis quelqu’un d’assez étourdi et cette particularité m’a plusieurs fois joué des tours. Par chance, j’ai la réflexion rapide et efficace ce qui constitue un contrepoids non négligeable à ma distraction.
C’était un de ces jours, où je m’étais programmé deux interviews assez cruciales à la même heure, au même endroit Dieu soit loué. Lady Gaga et Justin Bieber m’attendaient sur la pelouse des Invalides, chacun accompagné de deux gardes du corps plutôt gaillards.

