Par Laurent Routier


Lio, la poétesse engagée, disait en son temps : « les brunes comptent pas pour des burnes » (ou un truc dans le genre). Et les blondes ? Ah ! Bonne question hein ? C’est là que le nouvel album de Cœur de Pirate, Blonde, prend tout son sens. Parce qu’on peut – à force d’inhumains efforts mathématiques – y trouver quelques éléments de réponse.


Un : la blonde est niaise. Si : quand tu chantes « je crois qu’il est trop tard pour t’avouer que j’ai mal à mon cœur », t’es niaise (voire t’es carrément conne).

Deux : la blonde n’a peur de rien. Béatrice Martin (le vrai nom de Cœur de Pirate… Pas plus con !) ose toutes les saloperies pour séduire la masse désespérante et abrutie (si, si) : une voix estampillée IIIe Reich (à ce rythme, il va effectivement durer mille ans), des paroles à faire passer Marc Lévy pour un grand écrivain, des musiques à se précipiter sur le dernier album de Laurent Voulzy.


Trois : nos cousins québécois sont des dégénérés. Cela n’a sans doute rien à voir avec le nouvel album, Blonde, de Cœur de Pirate, mais prenons cette vérité générale comme un cri de colère : ras le cul que la Province d’Amérique nous balance tous les trimestres un charter de chanteuses (et chanteurs… merci Garou !) trisomiques (entendu que nous entendons par trisomiques ces gens que tout le monde trouve mignons, mais que tout le monde dégagerait fissa de son utérus s’il venait l’idée à l’un d’entre eux de s’accrocher).


La blonde est donc niaise, intrépide et québécoise. Conclusion : Laurence Ferrari est une arnaque.