Par Phil Patrick


À l’origine, j’avais pas prévu ça. Et puis les mecs de la direction de Zicabloc (des mecs qui sont à la limite d’être des vendus puisque les places étaient offertes) m’ont dit qu’il était nécessaire que je me confronte à ça. « Ça », c’est Thomas Dutronc.

Donc, j’étais invité, et d’après ce que j’ai compris, les ¾ de la salle l’était aussi. En même temps, cela m’étonnait aussi que Dutronc Fils parvienne à remplir l’Olympia (qui est une petite salle pourtant) tout seul. Pour voir du people, c’était le bon endroit ! Toute la petite famille du showbizness parisien était là, de la merdeuse Miss météo de Canal + au dernier mauvais écrivain à la mode, en passant, évidemment, par les parents de Thomas, Françoise et Jacques ! Je n’ai pas pu, je l’avoue, retenir une douloureuse remontée acide.

Ça partait mal, et ça ne s’est pas arrangé. Le gars a le sourire, y a pas à chier. Mais quelle tête à claques ! C’est pas de sa faute, mais quand même… On a donc eu droit à une vingtaine de chansons, toutes aussi mauvaises les unes les autres, pas tant d’un point de vue musical (il touche quand même bien le petit Dutronc à la guitare), mais surtout à l’écoute des textes. La nouvelle chanson française ça ? Putain, y en a qui doivent se retourner dans leurs tombes (et je parle pas seulement de Carlos). C’est nul, c’est fait d’une farandole de calembours que même Laurent Ruquier n’oserait pas tenter, c’est plat, c’est bête, c’est niais. Au bout de trois chansons, je suffoquais déjà. Et j’ai vomi d’angoisse. Sur Bernard Montiel ! Quand je vous disais qu’il y avait la fine fleur du gratin parisien.