Par Lucie

Quand on pense chorale, on imagine toujours l’amicale du club du 3e âge locale s’égosillant à pleins poumons sur le marché de Noël devant une foule béante arborant fièrement des bonnets de père noël clignotant ou pire encore, renait le traumatisme du « Oh happy days » de Florent Pagny, qui a laissé croire à des générations entières de candidats Nouvelle star qu’ils pouvaient prétendre au casting de Sister Act.


Heureusement l’année 2011 nous a donné la chorale pop bordelaise des farfelus Crâne Angels : 11 membres dont 2 guitaristes, 1 bassiste, 1 claviériste et 1 batteur qui s’époumonent fièrement et sans complexe sur des chansons pop du plus grand effet. Pour changer des Petits Chanteurs à la Croix de bois.

Ils nous livrent aujourd’hui leur premier album jouissif et délirant, Le Sylphide de Brighton. Ami lecteur, on ne saurait te décrire avec exactitude le courant de pensée qui se cache derrière un tel titre d’album, mais nous ne pouvons que t’encourager à consulter la page dédiée à cette mystérieuse créature imaginaire, te permettant notamment de constater que :

Réponse a/ les drogues de la ville d’Alain Juppé sont bien meilleures qu’on ne le croit.

Réponse b/ l’imagination débordante d’un collectif de graphistes, musiciens et autres troubadours n’a pas de limites et c’est tant mieux.


À l’écoute de ce premier opus, force est de constater l’efficacité de chaque chanson, construites dans la plus grande simplicité mais incroyablement riche en influences de tous horizons. On se balade au son de guitares et clavier 60’s, et de lignes de basse au groove implacable, en passant par chez Arcade Fire (The World), les Beach Boys (Looking for) ou encore Weezer (Attila).

La vision de votre grand-mère sous LSD, mettant un coup de tête à Julien Lepers n’est rien comparé à l’enthousiasme produit par ce Sylphide de Brighton.


Et ça tombe bien parce qu’ils sont en concert lundi 28 novembre 2011 au Nouveau Casino, pour célébrer la sortie de leur album et la scène bordelaise (incarnée également ce soir-là par Botibol et Petit Fantôme) sous le haut patronage du collectif Iceberg. Alors, pour une fois, cher zicabloqueur, on enregistre Joséphine Ange Gardien, et on vient faire onduler son corps rue Oberkampf. (entrée 11.80€)