Ce qu’il y a de chouette chez des artistes comme Carla Bruni, c’est que t’as pas besoin d’écouter 10 ou 12 morceaux d’un même album pour savoir à quoi t’en tenir. Un seul suffit. Comme chez Manu Chao (le seul mec à vendre 10 millions d’albums en Europe et qui préfère aller jouer dans un bar à putes bon marché dans un bled paumé du Paraguay plutôt que de se faire un Stade de France). J’ai donc écouté le premier single de l’album Little French Song de Carla Bruni, album qui n’est pas encore sorti. La promo et les méthodes hasardeuses des maisons de disques d’aujourd’hui (que copient naïvement les labels « indépendants ») sont d’un compliqué ! Balancez tout d’un coup et puis la paix ! Donc : ce single s’intitule Chez Keith et Anita. Carla Bruni parle de Keith Richards, le Stones (Anita, on s’en fout). L’occasion de rappeler à chacun que Carla Bruni a baisé, dans le temps, avec Mick Jagger (qui n’est pas bien grand lui non plus). La crâneuse. C’est nul. D’autant que ça ne la flatte pas franchement cette histoire. Si elle avait eu un peu de talent, c’est Paul McCartney qu’elle aurait mis dans son pieu (ou Elton John si elle avait été géniale), pas ce ringard épileptique de Mick Jagger. Carla Bruni a aussi couché avec Louis Bertignac et Enthoven Père & Fils : ça te donne une idée du délire dans lequel elle se trouve plongée depuis la puberté (en espérant qu’elle n’ait pas grandi trop vite… sinon Corbier l’a aussi baisée). Tout ça pour dire quoi ? Ben que Chez Keith et Anita (et donc Little French Song), c’est du Pierre Perret sans la vulgarité, du Boby Lapointe sans l’alcool, du Bénabar sans l’odeur. Voilà, Bruni, c’est de la merde propre : aucun intérêt. (Francis)