Allez, je le dis tout net : je suis un brin défoncé alors que j’entame ce bout de bidoche et j’écoute The Streets. Hé oh ! Ça va ouais, je viens de me tartiner – et c’est franchement désagréable, de manière générale, de se tartiner – le dernier album de Frank Ocean, Channel Orange. Il dure deux heures le machin. Non ? Ben c’est en tout cas l’effet que ça m’a fait. « On » m’avait pourtant dit que c’était la dernière sensation du moment. Hé ! Faut arrêter de mouiller sa petite culotte à chaque fois que les Inrocks ou les autres suceuses du genre mettent en avant telle ou telle dernière pute sortie des studios des majors. Question : c’est quoi la différence entre Frank Ocean et R-Kelly ? C’est pas que j’aime pas R-Kelly (en fait je n’aime pas), mais putain, rien que le fait de pomper autant (mais si !) renseigne sur la personnalité du type. Oui, il a une belle gueule, il est hype et tout ce que tu veux : ça n’en reste pas moins un mec qui gruge. Un autre Mika. Et puis quelle hype ? Frank Ocean, c’est l’étrange caution des gamines de 30 ans qui n’osent pas avouer qu’elles ont encore dans le cœur leur amour passé pour Boys II Men ou, justement, R-Kelly. Hé les filles, Boys II Men, c’est bien meilleur que Frank Ocean (remarquez, je préfère encore passer une soirée avec des pédophiles que d’écouter une minute des Boys II Men, sachant aussi que je ne reste jamais longtemps dans une soirée). Merde ! Faut arrêter de baiser avec ses sous-vêtements les filles (faut baiser déjà), faut se cambrer un peu, faire les gonzesses, pas les assistantes sociales. Et si vous voulez ab-so-lu-ment vous écouter de la pédale black parce que c’est chic et cool, ben écoutez Prince, Little Richard, Michael Jackson (enfin…), les Black Kids, Freddie Mercury – ouais, il est blanc, c’est moins cool, mais il est mort du sida !