Le castra le plus célèbre de la scène bobo-parisienne est de retour avec un album baptisé Îl. Première remarque : quand le titre d’un album est un jeu de mots pourri (même Christophe Maé n’aurait pas osé), c’est que l’artiste est très souvent un sale con qui se la pète. Pas faux concernant M. Ras le cul de ces pseudo concepts à la one again. Mais, évidemment, je ne me suis pas arrêté au titre de l’album, je l’ai écouté. Pardon, mais il me reste encore un peu de vomi aux coins des lèvres. M, c’est l’enfant d’Universal par excellence : un son propre, des textes propres, un look propre. Ce n’est pas un artiste, c’est une marionnette, toujours à étudier et à aiguiser son image. Quand un chanteur coûte plus cher en gel qu’en cordes de guitares, c’est qu’il y a un souci (bah oui). M, ce n’est d’ailleurs pas un chanteur, c’est un pack marketing. Îl est une compilation de chansons aussi pauvres et ennuyeuses les unes les autres, qui ne plaira qu’aux petits connards qui rêvent de devenir de (mauvais) guitaristes et aux petites connasses montées de leur campagne jusqu’à Paris pour étudier le graphisme ou la communication dans des écoles pour déficients mentaux. Ras le cul (bis), de cette insupportable voix de pucelle à l’anus décalotté à force de trop lécher celui des puissants, ras le cul (ter) de cette fausse dégaine de « mec cool ». Le Duc, ça c’est un mec cool. M, c’est un gros ringard qui dans 20 piges fera toujours la même chose, deux plumes dans le cul sur la scène d’un cabaret miteux de Pigalle, et Pascal Nègre au premier rang pour applaudir avec sa bite. (Audrey Plumard)