Muse, The 2nd Law.


Je sais bien que je vais me faire beaucoup d’ennemis en tapant sur le dernier album de Muse, The 2nd Law. Oui, aujourd’hui, c’est très compliqué de critiquer des mecs comme ceux de Muse que le petit monde des spécialistes ès-rock en France place au-dessus de tout (même de Jenifer, c’est dire !). La réalité, c’est que le dernier album de Muse, The 2nd Law, est mauvais. Fallait bien que ça arrive. Comme Led Zeppelin, U2 ou Placebo avant eux. Leurs débuts furent géniaux. Aujourd’hui, ce sont des gros beaufs qui balancent du gros son pour cacher l’irrémédiable tarissement de leur créativité. Hé ! On peut pas courir les plateaux télé, les réunions people à la con et les stades pour donner des concerts minables, sans que ça ait des répercussions. Je me demande même si ce sont les membres du groupe qui ont enregistré The 2nd Law en studio. C’est lourd, pesant, les thèmes abordés sont toujours les mêmes, ça se répète et ça se la pète. Les orchestrations de The 2nd Law rappelleront les pires années de Led Zep’ ou la dérive des Stones depuis les années 1975. Bref, Muse est devenu une putain de machine à cash, un truc grandiloquent et prétentieux, le même délire qui menace chaque jour un peu plus un groupe comme Coldplay. Mais à la différence de Muse, Chris Martin et ses potes ont toujours eu moins d’ambition musicale. Avec The 2nd Law, Muse est mort. Et les groupes de rock ne ressuscitent pas (sauf Pink Floyd). (Michel Prozac)