Raphaël a eu une nouvelle perte blanche, Super-Welter. On ne s’étendra pas sur ce titre aussi ringard que les vestes de Jean-Marc Ayrault et on attaquera directement le cœur du sujet : le néant. Car oui, Super-Welter, c’est du vide. On imagine assez bien Raphaël bosser dessus, la Vogue aux lèvres et le petit verre de Mouton-Rothschild qui va avec. Du vent et de la frime bourgeoise. Raphaël réalise toutefois sur Super-Welter une grosse performance : être moins audible que la douce Charlotte Gainsbourg. On ne pourra pas tout lui reprocher, donc, même si on aurait préféré, quitte à n’être audible que par les mammifères marins, qu’il ne fasse rien du tout. Parce qu’il est insupportable avec ses postures de pute hambourgeoise, cette autodérision grossièrement fausse, cette cool attitude débile à la Beigbeder et qui ne fait mouche que dans les clubs parisiens où trainent les quarantenaires friqués du show-biz. Cela dit, Raphaël, lui, aura toujours 17 ans. C’est comme ça. Sorte de Marc Lavoine des temps modernes. Et c’est vrai qu’il a une belle gueule Raphaël. Mais c’est bien tout ce qu’il a. Ah si, il est aussi issu d’une famille très respectable (il a un oncle Prix Nobel de physique). C’est con d’ailleurs, il pourrait profiter des cerveaux bien constitués qui l’entourent. Au lieu de ça, le mec prend les paroles de Jean-Louis Aubert pour des lignes de Deleuze. Raphaël, dans le texte et la musique, c’est niais. Un chanteur pour appareils dentaires et petites culottes trempées de cyprine adolescente. On passe.