Un carnage.

D’accord, Sinik ne porte pas de chaines en or autour du cou comme un petit Somalien porterait un collier de nouilles. Certes Sinik ne conduit pas de Hummer jaune et ne porte pas le maillot d’une équipe de football américain quelconque. D’accord, Sinik n’est pas Booba. Booba, c’est un peu le Alain Delon du rap français : personne ne peut être Booba que Booba lui-même. Sinik n’est pas Booba, donc. Mais qu’est-ce qu’il est con quand même. Merde, c’est pas possible que ce mec soit l’un des plus gros vendeurs de disques rap en France, patrie, s’il faut le rappeler, d’IAM, de NTM, du Ministère A.M.E.R., d’MC Circulaire ou encore de Dirty Francis. Bon sang Sinik, le texte mon bonhomme, le texte ! Ceux qui racontent que le rap, c’est aussi de la musique, sont des ignorants et des connards. Le rap, ce sont des « mots posés ». Une jolie formule, mais qu’il faut appliquer ! Sinik, lui, nous balance un torchon sale à la gueule à chaque phrase. Il a le vocabulaire et l’éloquence d’un apprenti mécanicien de 14 ans (certains progressent avec l’âge). Sinik est resté au stade anal de sa vie de rappeur. Sinik pète et pleurniche. Mais qu’est-ce qu’on attend pour y foutre le feu ? F.G.