C’est la sensation du moment en France : Skip the Use, un groupe du Nord. Enfin… la sensation… oui, si t’es un peu con et complètement ignorant. Si tu bosses au Mouv’ ou sur Canal+. Déjà, prendre comme nom celui d’une marque de lessive, c’est pas franchement pertinent. Bon, manifestement, ils sont pas méchants les Chtis. Le problème, c’est qu’ils n’apportent rien, que dalle, nada, walou. Faut voir comme ils pompent le premier album des Arctic Monkeys. Les mecs ont bientôt 40 piges et ils nous proposent quoi ? Un truc d’adolescents. Mignon, frais, rock’n’roll ? Non, pathétique. Sont pas les potes de Shaka Ponk pour rien. Faut voir les paroles de leurs chansons. Évidemment, avec un anglais niveau 3e, fallait pas s’attendre à faire mieux que Lou Doillon. Et la musique, mon Dieu ! Faudrait quand même penser à bosser les mecs. Quand on te file des moyens comme ça, la moindre des choses, c’est d’utiliser plus de 4 pistes bordel ! Du rock, tu en fais comme ça quand t’as 20 piges. Quand on te donne quelques moyens, putain, tu te bouges le cul et tu essaies d’apporter quelque chose. Je leur demande pas de devenir les Pink Floyd de France, mais y a des limites à la médiocrité. Et après on va dire que Dany Brillant fait toujours la même chose – faux !

On me dira : « oui, mais sur scène, Skip The Use, c’est une tuerie ». Ah ça c’est le grand argument ! Mais c’est de la merde les gars. Si, pour chauffer le rayon lasagnes d’un hypermarché, je veux bien. Pour animer les dimanches de la maison de retraite du coin, d’accord. Pour faire mouiller les pucelles et les puceaux de l’Hexagone, ok. Mais pour rester dans l’Histoire, pour donner un nouveau souffle, pour ouvrir de nouveaux horizons, impossible. Skip The Use, c’est du vol. Indignons-nous. (Francis)