Cette semaine dans On n’a pas couché, Laurent Routier, Natacha Polonium et Aymeric Carré reviennent sur la sortie du dernier album en date de Christophe Maé, Je veux du bonheur.

Laurent Routier : bonjour les enfants ! Alors ce nouvel album de Christophe Maé ?
Aymeric Carré : vous avez lu le titre du machin ?
Laurent Routier : ben oui, « Je veux du bonheur ». Pourquoi ?
Aymeric Carré : vous avez déjà tout dans ce titre : l’égoïsme du mec, son angélisme insupportable et sa vulgarité intrinsèque.
Laurent Routier : sa vulgarité ?
Aymeric Carré : parce que vous ne trouvez pas ça vulgaire qu’un mec se pointe en pleine dépression nationale pour exiger du bonheur ? Il va en vendre 1 million d’exemplaires de sa merde, se gratter les couilles au soleil toute l’année 2014 pendant que nous autres on va se les geler en bouffant des patates et du lard.
Laurent Routier : des patates ?
Natacha Polonium : du lard ?
Aymeric Carré : non, mais peu importe ! Vous avez saisi l’image !
Natacha Polonium : c’est vrai que Christophe Maé, c’est Zaz au masculin. Aucune pudeur, tout pour sa gueule et une gueule que t’as envie de refaire au marteau.
Laurent Routier : oui, ça, il n’y est pour rien le pauvre.
Natacha Polonium : le « pauvre », c’est pas le bon terme Laurent.
Laurent Routier : vous n’allez quand même pas lui reprocher d’avoir du succès et de gagner de l’argent ?
Aymeric Carré : si ! De la même manière que je reproche aux marchands d’armes de faire du fric en vendant leurs Kalach’ aux enfants africains.
Natacha Polonium : oui, et on reproche bien aux « financiers » de jouer avec le fric des petits contribuables. Avec Maé, c’est pareil.
Laurent Routier : oui, je vois le truc. Perso, je ne leur ai jamais confié mon argent.
Aymeric Carré : voilà ! C’est exactement ce qu’il faut dire aux gens ! Si vous achetez le dernier album de Maé, vous aurez du sang sur les mains.
Laurent Routier : euh… c’est pas ce que j’ai dit…
Aymeric Carré : un peu de panache Routier !
Laurent Routier : mais je ne veux pas avoir de sang sur les mains moi !
Aymeric Carré : oh putain qu’il est con…
Laurent Routier : pardon ?
Aymeric Carré :
Laurent Routier : bon, rien à ajouter ? Alors à la semaine prochaine !