phil-patrickPhil Patrick est né en 1980, mais il se peut qu’il ait vécu avant. Adulé par les uns, détesté par tout le monde, Phil Patrick se définit lui-même comme « un esprit libre et un critique insoumis ».>> Devenez pote sur Facebook avec Phil Patrick

Cette semaine, 5 disques imposés à notre illustre critique musical, Phil Patrick : Booba avec Futur 2.0, Vincent Delerm avec Les amants parallèles, Guillaume Depardieu avec Post Mortem, Laurent Voulzy avec Lys & Love Tour et enfin Étienne Daho avec Les chansons de l’innocence retrouvée.

Booba – Futur 2.0
Booba, un mec moderne ? Il faudrait lui expliquer (qui y va ?) que l’expression même « Futur 2.0 » est déjà, en soi, hyper ringarde. Hé mec, on en est au moins au 4.5 ! Alain Soral dirait sans doute de Booba qu’il incarne à lui seul toute la bêtise, l’arrogance et la vulgarité du système musico-industriel. Et ce serait juste. Qu’est Booba si ce n’est pas la petite pute d’une major qui l’envoie sur YouTube jouer la caricature du pauvre analphabète de banlieue ? À leur bénéfice : avoir su trouver la perle rare. Car manifestement, ils sont de moins en moins nombreux à pouvoir assurer le rôle du négro débile de service. Et c’est tant mieux.

Vincent Delerm – Les amants parallèles
Sous ses airs d’éternel ado qui pue un peu de la bite, Vincent Delerm doit être un putain de partouzeur. Attention, partouzeur chic, hype, bobo. Des partouzes en pyjamas et juste un petit doigt dans le cul des mecs (entre eux). Delerm, c’est la culture du paraître cool et détaché. En vérité (je vous le dis), tout n’est chez lui qu’idéologie, sérieux et parfaite absence de créativité. Ça prend ses chansons à la con et sa p’tite gueule de pervers et ça fout le camp !

Guillaume Depardieu – Post Mortem
Alors là, c’est dégueulasse. Avoir attendu qu’il soit mort pour enfin laisser à Guillaume Depardieu toute la place nécessaire pour exprimer son gigantesque talent de chanteur, c’est moche. Lui qui avait si bien su démontrer qu’il était un immense acteur, un boiteux irréprochable (jamais à se plaindre le garçon, même pas chez Fogiel ou Ardisson), un fils aimant (et un bon suceur de bites Porte Dauphine), y en a pas UN qui avait pensé à commercialiser ce disque au souffle divin ? Finalement, y a pas que des débiles dans l’industrie du disque. Y a aussi des nécrophages.

Laurent Voulzy – Lys & Love Tour
Putain, Laurent Voulzy qui sort un album live… Autant acheter le livre des conseils minceur d’un obèse. Il est pas méchant Lolo, mais on voit bien que la scène, c’est pas son truc. Son dada à lui, c’est de demander à son copain (d’ailleurs, cette relation est très ambiguë) Alain Souchon de pondre pendant que lui sirote une menthe à l’eau en écoutant les Beatles. Ses dents du bonheur, elles sont pas naturelles. Le gars s’est quand même fait limer les chicots pour pouvoir y caler une paille ! Si c’est pas un branleur ça…

Étienne Daho – Les chansons de l’innocence retrouvée
Depuis le temps qu’Étienne « tiens le bien » Daho avait disparu, je pensais qu’à son retour, le garçon (enfin… le « transgenre ») aurait au moins eu la décence de revenir son cancer de la gorge soigné. En fait, que dalle. On comprend rien, on entend rien. Si, on comprend qu’il fait des efforts, on voit qu’il a copié les paroles dans le livret CD, qu’il a agrémenté le tout de jolies photos, mais bordel, tu feras jamais courir plus vite un cul-de-jatte qu’un gros sur ses deux jambes.