Le collectif made in Saint-Germain-des-Prés (Paris, 75006) présente son premier vrai album, Vieux Frères – Partie 1.
Le titre d’un album est toujours très évocateur. Ici, on a donc une bande de gamins qui jouent les anciens combattants, genre « nous, on a vécu ». Et puis cette précision « Partie 1 », putain, ça veut dire qu’il y a(ura) une Partie 2. Et ça, c’est chiant. Les n°2 sont toujours plus mauvais que les n°1. C’est dire ce qui nous attend.
Parce que ce premier album, c’est une obscure et profonde crevasse où les journalistes de Télérama et de France 2 auraient jeté tous leurs fantasmes. Le tout corrigé par une gamine de 15 ans qui en a ras le cul que maman lui interdise le mascara et qui en veut à papa d’avoir un métier rémunérateur. On dirait du Véronique Jannot. Ça chouine, ça pleurniche, ça couine. À leur âge, Jimi Hendrix composait Purple Haze.
Les paroles sont sinistres, la musique d’une pauvreté à faire bander U2. Fauve ne fera pas long feu. Juste le temps de faire mouiller les petites culottes des Parisiennes et de convaincre deux ou trois puceaux de se suicider (ça fera de la place). Et puis les mecs finiront par présenter une pastille de deux minutes sur Canal+, un truc sur les musiques urbaines avec Mouloud Achour. Tristesse infinie.

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