L’hiver est officiellement terminé, mais les gars de Kyo ont décidé de nous proposer un dernier bol de soupe. Ne comptez pas sur le breuvage pour vous réchauffer. Vous allez avoir froid, très froid, et puis vous allez vomir, parce que la soupe de Kyo, elle est pas faite de produits frais. Non, non, on est plutôt dans le domaine de la conserve là, et de la boite ouverte depuis 1984. Un truc que même Nestlé n’enverrait pas aux Africains. Un truc que même U2 ne… – en fait, si, U2 est capable de tout si y a un billet à prendre.
Expression achevée de la ringardise, Kyo est le seul groupe au monde à encore tourner des clips où les mecs jouent de leurs grattes électriques comme des possédés sans que ces dernières soient branchées. Putain ça craint. Et le batteur de nous montrer « qu’il en veut comme un malade » sur des roulements que même un manchot parviendrait à réaliser (avec ses pieds, sa bite, ses oreilles, mais il y arriverait !). C’est triste et c’est cruel d’être has been à 30 piges. C’est pourtant la réalité de la bande à Poher. A croire que les boys bands ne peuvent échapper à leur destinée.
Vous ne trouverez rien dans le dernier album de Kyo. Il va se vendre, mais ce sont les dégénérés et les connards qui vont l’acheter. Et de la connasse aussi ! Oh oui, une foule de petites saloperies va se presser contre les têtes de gondoles de la FNAC, à se frotter la languette sur les tronches d’internes en médecines des mecs de Kyo, à en salir leurs petites culottes en coton de jets de cyprine impromptus. Kyo, c’est la mort du textile bon marché. Môman va (encore) gueuler ! (Phil Patrick)

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