Michel Leeb reprend dans Repères des classiques du jazz. On fustige souvent le gaspillage de l’argent public, mais celui des maisons de disques, on en parle ? Le problème, ce n’est pas tant que Michel Leeb soit un putain d’énorme ringard, dépassant à ce titre et outrageusement un mec comme Christophe Hondelatte (gardez la pêche), le souci, c’est que Michel Leeb semble chercher, avec cet album « jazz », à nous faire oublier tout le mal qu’il nous a fait. C’est quand même un mec qui a passé les années 80 à sucer la bite de Michel Drucker. Respect, mais aussi dégoût. Parce que ses petites gâteries (sans compter les heures de vol en hélico avec Drucker alors que Leeb a peur en l’air !) lui ont permis de pourrir les oreilles et parfois les cerveaux de toute une génération (schématiquement les gens nés entre 1970 et 1980). Et vas-y que je te fais l’épicier arabe, le médecin africain ou le restaurateur chinois. « Michel adore les accents », qu’on nous a répété pendant des années. Conneries ! « C’est de l’humour ! ». Ah ok, pardon. C’est vrai que le dentiste d’Adolf Hitler lui-même était juif. C’est un putain de racisme folklorique qu’il nous a donné à bouffer pendant des années et puis c’est tout. De surcroit à des heures de grandes écoutes sur les radios et télévisions françaises (t’as déjà vu Michel Drucker en seconde partie de soirée toi ?). Oui, nous disons ici que Michel Leeb a participé à la montée du FN dans les années 80, et à la création de SOS Racisme. On ne sait pas ce qui est le pire, mais on est sur d’une chose : Michel Leeb est un criminel. Et avec Repères, c’est un criminel récidiviste ! Faut quand même pas avoir le truc pour reprendre des classiques du jazz quand t’as passé des années à nous expliquer que l’homme noir mangeait l’homme blanc après l’avoir cuit dans une grande marmite. Alors son disque, il peut se l’enfoncer bien profond dans l’anus et attendre qu’y pousse un bananier. (Phil Patrick)

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