phil-patrickPhil Patrick est né en 1980, mais il se peut qu’il ait vécu avant. Adulé par les uns, détesté par tout le monde, Phil Patrick se définit lui-même comme « un esprit libre et un critique insoumis ».
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Cette semaine, 5 nouveaux disques imposés à notre génial critique musical, Phil Patrick : James Blunt avec Moon Landing, Frédéric François avec Amor Latino, Katy Perry avec Prism, Étienne Daho avec Les chansons de l’innocence retrouvée et Forever Gentlemen (collectif).

James Blunt, Moon Landing
Le fils des Bee Gees (oui, ça couchait pas mal au sein même de la famille Gibb) est de retour de la guerre avec un nouvel album dont le titre évoque plus le souvenir d’un « délire » entre potes façon Brokeback Mountain que le compte-rendu d’un assaut au gaz sarin sur les populations civiles syriennes. Car pendant que le monde était en train de se foutre sur la gueule (ce qu’il continue d’ailleurs à faire), le soldat Blunt faisait des câlins à Minnie et s’accrochait à des bulles de savon pour aller papouiller les bisounours. Vous voyez ?

Frédéric François, Amor Latino
Mais alors là, n’importe quoi ! Le truc, pardon, mais faut l’écouter. Si, si, faut se rendre compte par soi-même. Frédo la joue très, très chaud de la bite. C’est pas du Francky Vincent, mais on sent chez lui une énorme envie de… baiser. Je ne sais pas précisément ce qui se passe en ce moment dans la vie de Frédéric, mais on suppose que maman François doit se régaler. Disque interdit au moins de 77 ans.

Katy Perry, Prism
Qu’on ne me dise pas que je fais de mes chroniques des affaires personnelles. J’aime beaucoup Katy Perry, c’est même la seule popstar made in USA dont je souhaite ardemment un jour renifler la culotte. Je t’aime Katy, mais ton album, il est bien moins bandant que ton cul. Quelque part, t’as pas tort de le vendre avec.

Étienne Daho, Les chansons de l’innocence retrouvée
La musique de Daho, c’est un chewing-gum à l’aspartame, un peu gras et très pâteux, qui colle à la semelle longtemps, parce qu’il ne durcit pas, parce qu’il est mou ! Si on observe bien le « jeu de scène » de Daho et son proverbial déhanché new-yorkais, on comprend très vite que le gars lui-même est empêtré dans on ne sait trop quoi, peut-être un backroom de boite parisienne où les basses de la salle voisine résonnent en cadence avec les coups de reins. Un truc pas net quoi, un truc que Daho essaie de cacher depuis 1980 à grand renfort de synthétiseurs folasses.

Forever Gentlemen (collectif)
Ça, c’est le petit cadeau de la semaine et je ne vais pas avoir à dire grand’chose pour détruire cette galette chiasseuse, il va me suffire de citer quelques-uns des intervenants présents sur ce disque du diable TF1 : Gad Elmaleh (qui se permet un double duo, l’un avec Garou sur New York New York, l’autre sur Singing in the rain avec Matt Pokora : la putain de classe Gad !), Emmanuel Moire, Corneille… Et la guest star de rêve : Danyyyyyyyyyyyyyy Brillant ! Alors, convaincus ?