Par Phil Patrick


Ça fait un petit moment que je les écoute les Dead Pop Club. Ça fait tout aussi longtemps que je voulais parler d’eux. Suis à la bourre. La prison, la dépression puis la guérison : ça prend du temps. Mais je ne les ai pas oubliés, parce que ces cons m’ont mis une putain de branlée le jour où je les ai entendus pour la première fois. Et croyez-moi, j’étais alors au fond du trou. Alors ça veut pas dire – autant exclure cette hypothèse d’entrée – que Dead Pop Club, c’est du Lexo’ ou du Deroxat. C’est différent. Et puis rien ne remplacera jamais un bon Lexo-Bière (si tu as moins de 18 ans, oublie cette dernière remarque).


Dead Pop Club ne te laisse pas respirer. Ça fonce, ça cogne, ça enchaine. Pas de la musique pour danser un ballet. Mais de quoi s’éclater en allant ou en sortant du lycée, du bureau. La musique de Dead Pop Club, c’est une autre preuve que nous ne sommes pas tout à fait, tous, encore, des chiens. Smile. Quitte à en faire gerber certains dans la bassine, il y a chez Dead Pop Club quelque chose du teenage rock californien (Sum 41, Green Day, Offspring…), et c’est plutôt cool. Sauf que Dead Pop Club semble aussi avoir nourri sa musique d’influences 100 % made in France comme Sloy ou Welcome To Julian. Ça donne des productions moins savonneuses que les productions américaines. On sentira aussi dans l’œuvre de Dead Pop Club le parfum des studios anglais, je dirais même écossais. Et des studios rennais aussi. Un truc léché, mais pas baveux, comme ont tendance à l’être les productions américaines.


Dead Pop Club ramène à l’adolescence. Et pour moi, l’adolescence, c’est la plus belle période de l’existence. Parce que tout ce qui t’importe, c’est le rock, tes potes et un peu les gonzesses. Dead Pop Club donne un putain de souffle ! La voix est poussée bien que « normale » (c’est toute la beauté de la chose : faire avec ce qu’on a, et le faire bien), avec un accent frenchy merveilleux, et derrière, ça pousse fort. Le batteur est un psychopathe, certainement. S’arrête-t-il parfois de frapper ? Un putain de puncher ! Superbe.


Il faut écouter Dead Pop Club. Faut même acheter leurs albums et aller à leurs concerts. Suis un mauvais VRP, mais j’écoute mille fois un groupe avant d’en parler. J’ai une grille d’enculé. Si, c’est vrai. Et là, Dead Pop Club, même s’ils en sont déjà à leur quatrième ou cinquième album, il n’est pas trop tard pour en devenir des putains d’irréductibles fans. Dead Pop Club est le plus grand groupe de rock en France. Et le rock en France (et ailleurs), c’est la sève de la jeunesse, de la rage et le moteur du monde (c’est chouette).


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