Par Olivier Crachin


On croyait Didier Barbelivien rangé des camions (et des camionneurs), comme le voyou qui, après avoir passé sa vie à braquer, s’accorde le repos des braves, et à ses « clients » le leur. Mais qui replonge dès que l’occasion se présente. Comme le voyou, Didier Barbelivien a repiqué du vers. Et nous avec. Le gars, on lui a rien fait, et lui, il arrive les bras chargés de merveilleux paquets, SES préférences, parce que « faut pas déconner bande d’enfoirés, c’est encore moi le patron ! » Bon, ok, on se dit alors que tonton Didier nous a concoctés un album de reprises, un truc bourré de classiques, joué par un adepte de la masturbation permanente (comme Trotski fut le théoricien de la révolution permanente), une œuvre somme toute assez crade, dont la seule utilité sera d’essayer de reconnaître les versions originales. Eh bien non ! Didier, SES préférences, il les écrit lui-même. T’as donc droit à l’hommage à Jean Ferrat, à Barbara, à Jean Gabin… Et tu sais quoi ? Ben c’est finalement assez drôle tellement c’est nul. T’sais, comme quand t’es défoncé et tu regardes à la télé un documentaire sur les marsouins de la Baie de Somme et tu trouves ça moooortel.