Par Audrey Plumard


C’est pas cool. Non, c’est pas cool. Frank Michael sort un nouvel album et personne n’en parle, comme d’habitude ! Ce bon vieux Franky, comment est-ce possible de passer à côté de ça ? Le gars, il vend des millions de disques à travers le monde (du troisième âge) et pas un journaliste de Technikart ou du Mouv’ pour en parler ? Je dis qu’il n’y a pas de justice. Quand tu vois que les mecs se tirent la bourre pour accueillir sur leurs plateaux ou dans leurs pages des couillons comme M ou Vanessa Paradis, ça fout franchement les boules. Parce que Frank Michael, pardon, mais c’est plus qu’un chanteur. C’est le gars qui t’excuse à lui tout seul de ne jamais rendre visite à ta petite mamie qui meurt doucement dans sa chambre parfumée à la pisse d’une maison de retraite aussi joyeuse qu’un Nicola Sirkis en pleine défonce. Frank Michael, c’est le petit-fils rêvé, et même si c’est pas franchement glorieux d’être le sex-symbol de toute une génération de ménopausées, ben Franky, lui, il lâche pas l’affaire. Faut imaginer ce que signifie, dans l’esprit de ces femmes nées avant 1929, le mot « romantique », titre du dernier album de monsieur Michael. Romantique, pour elles, ça veut dire « aventure », « passion » et « baise à volonté ». Imaginez un peu la poussée de pression artérielle que ça implique. C’est beau, c’est fort ! Qu’on ne dise pas que Frank Michael ne chante pas pour la vie ! Et avec ce qu’il gagne, lui, il l’aura sa télé couleurs dans sa chambre quand sera venu le temps de rejoindre la maison de repos (le mouroir). Ah !