Depuis 1958, le Billboard fait référence au classement des meilleures ventes de singles aux Etats-Unis d’abord, mais aussi dans d’autres pays et selon de très nombreuses catégories.

Les origines du Billboard

A l’origine, c’est-à-dire à sa création en 1894 (très exactement à Cincinnati en Ohio), le Billboard est un magazine consacré aux… carnavals et autres manifestations de danse et de musique qui se déroulent aux Etats-Unis. Très vite pourtant, la musique prend une place de plus en plus importante, si bien qu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, les dirigeants du magazine décident de ne plus traiter que la musique, en même temps que l’industrie du disque se développe aux Etats-Unis.
C’est donc ensuite à partir de 1958 que l’ancien almanach des carnavals américains propose un classement officiel, le « Billboard Hot 100 », des meilleures chansons en fonction des ventes de singles et de la fréquence de leur passage à la radio. Un classement reconnu et qui fait l’unanimité auprès du public, des professionnels de l’industrie et autres « partenaires ».

Pas UN, mais DES Billboard

Aux côtés des deux plus célèbres, le Hot 100 et le Billboard 200 (pour les ventes d’albums), on peut trouver une multitude d’autres classements établis notamment en fonction des styles musicaux : rock, country, jazz, rap, électro, latino, world music… Le Billboard s’est aussi adapté aux dernières modes de consommation musicale (mp3…).

Le premier n°1 de l’histoire du Billboard

Le « Billboard Hot 100 » a été établi pour la première fois le 4 août 1958. Et à cette date, le single qui se vend le mieux et qui passe le plus sur les ondes radiophoniques aux Etats-Unis est le titre « Poor Little Fool » interprétée par Ricky Nelson (1940-1985). Le morceau est une ballade folk-pop un brin sirupeuse qui parle d’une rupture amoureuse. Elle restera deux semaines à la première place du Billboard Hot 100, « chassée » ensuite par un disque d’un autre genre : « Nel Blu Dipinto Di Blu (Volare) » de Domenico Modugno.


Ricky Nelson - Poor Little Fool