Par Phil Patrick


Six mois que ça dure. Et même un peu plus : les célébrations du 20e anniversaire de la mort de Serge Gainsbourg. Des compils, des films, des DVD en têtes de gondole à la FNAC… Il est beau l’anniversaire. Une blague. C’est peu de dire que les fans de Serge Gainsbourg sont aussi dégénérés que ces mecs qui défilent sous les drapeaux chaque année le 30 avril. La même ferveur, le même extrémisme, la même connerie. Pas touche à Gainsbourg ! Mon cul ! Je dis : Serge Gainsbourg fut pendant plus de trente ans un putain d’effroyable imposteur. Une énigme dans le champ de la réussite commerciale. Comment ce mec a-t-il pu imprégner la mémoire et les esprits de tant de personnes ? Parce que Gainsbourg, c’était qui au fond ? Réponse : un alcoolique en mal d’amour. Affreux. Christophe Maé est une personne 100 fois plus respectable que ce pauvre vieux Serge.
Le mec a passé toute sa vie à gratter sur Chopin et d’autres, et que dit-on de lui ? « Quel génie ! » Ok, alors Frédéric Beigbeder est le plus grand écrivain de l’histoire de la littérature française, c’est ça ? Moi, un mec comme Gainsbourg, un gros porc alcoolique et libidineux, ça me fait pas bander, pardon. Ses morbides chansons entre pédophilie et partouze zoophile, personnellement, elles me font pas rire. Ni sourire. Elles me font gerber, comme les films ou clips (faut voir celui de Morgane de toi de Renaud !) que le dégueu’ a réalisés. Merde, c’est quoi le délire ? Gainsbourg écrivait des chansons pour les faire chanter aux gonzesses qu’il voulait baiser : Deneuve, Adjani, Paradis, sa fille Charlotte…
Un grand musicien ? Un grand chanteur ? Gainsbourg, quand il chantait, c’était mou, embrouillé, de la gueule de bois tout du long. Faut être cons comme tous les crevards de la presse musicale et des médias français pour soutenir que Gainsbourg a « marqué de son empreinte le génie millénaire français ». Non, Gainsbourg, sa vraie aurait été celle de disc-jockey dans un bal tout pourri de province où ce qui compte, c’est d’abord d’être imprégné de bière chaude. Il aurait passé du Bourvil ou du Patrick Sébastien, et ça aurait été pas plus mal. Au lieu de ça, on en a fait une sorte de héros de la provocation, un chantre du mal-être, un people avant l’heure. Gainsbourg fut aux années 80 ce que Loana est aux années 2010. Rien de plus.



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