Dans le monde très macho du heavy métal, quelques se sont frayées un chemin. Entre les tatouages de Lemmy et les couilles du chanteur de Judas Priest, on trouve quelques jolies paires de loches. Top 5 100 % Girl Power ou une sélection des gonzesses qui en ont une sacrée paire.



1 – GIRLSCHOOL
34 ans de carrière, et elles sont toujours là ! Elles ont même dignement fêté le trentième anniversaire de leur album légendaire Hit and run en le réenregistrant en 2011. Tenaces, les gonzesses ! Et dans les années 80, la bande de Kim MacAuliffe n’avait rien à envier à ses homologues masculins, que ce soit en terme de couilles ou de succès. Il faut dire que Girlschool a une histoire très particulière. Fondé en Angleterre en 1978, ce groupe composé exclusivement de filles (fait quasiment unique pour l’époque, surtout dans le milieu du heavy métal) a fait partie intégrante de la New Wave Of British Heavy Metal, au même titre que Diamond Head ou Judas Priest. Elles ont connu une période très dure au milieu des années 80, entre une baisse considérable de leur succès commercial, des deals pas toujours très avantageux avec les labels, et broyées par les tournées à rallonge dans des conditions très limites aux USA (leur guitariste Kelly Johnson, aujourd’hui décédée, en a même jeté l’éponge à ce moment-là, avant de revenir bien plus tard). Mais des filles qui ont pour meilleur pote un certain Lemmy Kilmister (qui mentionne dans son autobiographie qu’il adorait tourner avec Girlschool, genre « vraiment ») ne pouvaient pas se laisser abattre par si peu. Balls to the wall.



2 – L7
On ne sait pas trop si Donita Sparks est belle ou moche. En fait, elle est surtout légèrement pourrave, à l’image de quasiment toutes les icônes grunge dont elle a fait partie dans les années 90, au milieu des Kurt Cobain, Chris Cornell et autres Layne Staley. Sauf qu’elle, c’est une fille, et pas la moitié d’une. Du genre qui balance son Tampax dans le public de Reading quand on lui jette des trucs parce qu’on n’aime pas son groupe, et qui monte une asso qui soutient l’avortement (sujet bouillant aux USA). Entourée par ses comparses Suzi Gardner (guitare), Jennifer Finch (basse, qui sera remplacée deux fois par la suite) et Dee Plakas (batterie), elle a envoyé la purée pendant plus de dix ans avec son groupe dont le point culminant se situe au milieu des années 90, comme les autres. L7 marchait tellement bien que les quatre filles se sont même retrouvées dans un film, Serial Mother (1994), avec Kathleen Turner, dans le même genre de scène que celle qui a vu Cannibal Corpse égayer la soirée de Jim Carrey dans Ace Ventura : pet detective. Musicalement, c’était pas très évolué, mais c’était parfaitement ancré dans l’époque. En sommeil depuis 2000, L7 n’existe plus vraiment, mais ses membres sont toujours en activité.



3 – DRAIN
Contrairement aux membres de L7, les Suédoises de Drain ont toutes un physique très attrayant. Crucified Barbara avant l’heure, peut-être même en mieux. Fondé en 1993 en Suède, donc, Drain STH (qui deviendra plus tard Drain tout court) est, disons-le, un groupe de grunge à retardement, qui doit son succès essentiellement au (très) beau sourire de ses musiciennes, Maria Sjöholm, sa chanteuse, en tête (bien que les autres ne soient absolument pas en reste). Musicalement c’est ni affreux, ni révolutionnaire, juste assez quelconque, mais terriblement bien présenté. Malgré une promo infernale (Drain a tourné avec Type O, Machine Head, Corrosion of Conformity, Megadeth, et même Black Sabbath !), une apparition sur la Ozzfest 97, le groupe a périclité en 2000, après bien des tergiversations au niveau du line-up. Il paraît que la guitariste Flavia Canel et la batteuse Martina Axen sont toujours dans le circuit. Ah bon.



4 – CRUCIFIED BARBARA
Crucified Barbara, c’est douze tonnes de rock n’roll contenues dans quatre meufs au physique de bombes atomiques élevées dans la patrie des top models blonds platine, la Suède. Une fois oubliée (est-ce possible ?) leur plastique infernale, il reste une musique d’excellente facture, qui vaut largement le coup d’être écoutée entre un album d’Aibourne et un disque des Hellacopters. Sur le plan strictement artistique, on pourrait dire que le groupe de Mia Coldheart (en fait, Mia Karlsson) est le plus digne héritier des pionnières de Girlschool. Lemmy n’a pas encore dit si Crucified Barbara méritait tout son respect, mais si le leader de Motörhead n’a rien perdu de son addiction aux belles femmes, il n’y a pas de raison pour que les quatre Suédoises ne valident pas le test. En attendant, elles ont trois albums à leur actif, dont le dernier, The midnight chase, est sorti en mai 2012. C’est pas Cloclo qui disait qu’il en fallait pour les oreilles, mais aussi pour les yeux ?



5 – HOLE
Alors d’accord, il n’y a pas QUE des filles dans Hole, puisque son guitariste de toujours s’appelle Éric Erlandson, et c’est un mec. Mais autour de lui, il n’y a que des nanas, à commencer par la plus sulfureuse de toutes, la déglinguée Courtney love. L’histoire de Hole tient en un événement marquant : le mariage de Courtney avec Kurt Cobain, le leader de Nirvana, le 24 février 1992, après qu’elle l’ait rencontré, paraît- il, à un concert de L7 (tiens !). Il n’en faudra pas plus pour attirer l’attention sur un groupe jusque-là complètement ignoré. Kurt et Courtney, autodestructeurs tous les deux, vont plonger en chute libre dans l’héroïne, faire un enfant, vivre deux ans de bonheur en dents de scie (forcément), et se séparer de la plus brutale des manières en 1994, avec la mort de l’icône absolue du grunge. Et Hole, dans tout ça ? Et bien il restera surtout un album, Live Through This, sorti pile pendant la période la plus tragique de Courtney, qui deux mois après la mort de son mari, devra faire face à celle de sa bassiste Kristen Pfaff, emportée par une overdose de sa copine héroïne, à 27 ans, elle aussi. Live Through This, avec sa pochette immédiatement identifiable par quiconque a écouté un peu de rock énervé dans les années 90, sera certifié platine, et Hole survivra jusqu’en 2000. Courtney love, quant à elle, poursuivra une carrière riche et variée, faite de musique (dernier album solo en 2010, Nobody’s Daughter) et de cinéma, avec quelques passages au tribunal quand elle a cinq minutes. Comme dans Larry Flint (Milos Forman, 1996). Rebel meets rebel.