C’est d’abord l’histoire d’une femme : Grace Slick, chanteuse psychédélique et figure de proue du mouvement hippie américain de la fin des années 1960. Femme d’action, donc, et sacrée farceuse à ses heures…

Qui es-tu Grace Slick ?

Née Grace Wing en 1939 dans l’Illinois, elle porte en fait le nom de son premier mari, Jerry Slick, batteur de son état et avec lequel Grace joua notamment dans son premier « vrai » groupe, The Great Society. Elle rejoindra ensuite (en 1966) la formation Jefferson Airplane dont elle deviendra la chanteuse mais aussi LA figure, auprès des médias comme du public. Elle a quasiment cessé toute activité musicale depuis le début des années 1980, donnant toutefois quelques concerts depuis.

Grace Slick en 1967. Elle a  28 ans.

Grace Slick en 1967. Elle a 28 ans.

Du LSD pour Richard Nixon ?

La chanteuse de Jefferson Airplane était réputée, au moins dans les années 60, pour être une femme de caractère et une activiste pacifiste impliquée. En 1969, elle est invitée à prendre le thé à la Maison-Blanche par l’une de ses anciennes amies de lycée, Tricia, qui n’est autre que la fille du président des États-Unis Richard Nixon (élu en novembre 1968). Grace Slick est alors « munie » de 600 microgrammes de LSD qu’elle compte verser dans le thé du Président. Une chance pour ce dernier, les agents du FBI présents à l’entrée reconnaissent la chanteuse (qui avait été préalablement placée sur une liste « noire » comme beaucoup d’autres artistes hippies de l’époque) et l’empêchent d’entrer. Vexée, Grace Slick ne prend pas la peine de faire appeler son amie Tricia et repart de la Maison-Blanche, son LSD sous le bras. Elle ne racontera publiquement l’anecdote qu’en 1998, dans son autobiographie « Somebody to Love ? A Rock-and-Roll Memoir ».