Par Phil Patrick


Izia est la Jeanne d’Arc de la chanson française. Attention, pas pour le côté pucelle ou guerrière religieuse, mais pour l’immunité diplomatique dont elle jouit dans les médias français (ailleurs, je ne pense pas qu’on connaisse Izia). J’annonce : Jeanne d’Arc, je m’en fous. Et les diplomates qui fauchent des kids à la sortie du lycée, je les couche. Désolé donc, à tous mes fans, je risque d’être privé de papier sur Zicabloc pendant quelque temps. Mais je n’ai pas réussi à me raisonner. J’ai essayé ! Je me suis dit mille fois : « allez, tu as du respect pour la famille Higelin, fais un putain d’effort pour trouver quelque chose de bien à dire ». Ben non, même pas le coup de la photo de pochette. Putain, le coup du serpent autour du cou, Shakira l’a fait avec Oral Fixation il y a 5 ou 6 ans. C’est con, quand même, mademoiselle Izia, de ne pas connaître vos concurrentes directes. Ah ben si, Shakira, pour moi, c’est l’une de vos concurrentes directes ! Oui, à l’international, bien sûr… Parce qu’en France, elle vous met une fessée.

En fait, So much trouble, c’est juste la version bis du premier album d’Izia. Ok, on s’affole pas. De grands artistes et de merveilleux groupes ont fait exactement la même chose sur leurs deux premiers albums. Mais chez Izia, le problème c’est que le premier album était assez mauvais. Ouais, y avait eu le coup de « Waouh, voici la Janis Joplin française. Waouh, elle chante trop fort la meuuuf ». On devrait dire à tous les mecs et nanas qui sont invités au Grand Journal de Michel Denisot qu’ils sont dans la merde. Parce que ça veut dire que leur album, c’est de la merde. Je crois même que les Plastiscines, c’est mieux qu’Iza. Je sais, c’est dur. Mais juste.


Izia est une danseuse de r’n’b qui joue les rockeuses. Triste. Après Lulu Gainsbourg, c’est vraiment pas le mois des fil(le)s de… La notion de fin de race n’est pas l’exclusivité des aristocrates.


Le nouvel album d’Izia, c’est du sous Blondie à crier au plagiat (m’enfin, n’est pas Debbie Harry qui veut), du Runaways sans l’insouciance, sans l’impudeur, sans le sulfureux (bref, sans rien), du Gossip sans élégance et sans la batterie divine du groupe de Beth Ditto. Mais, mais, mais… Izia, c’est aussi du U2 dans l’entêtement à toujours faire mal la même chose. La preuve avec les textes des chansons. Ok, je veux bien que la gamine se soit arrêtée en 6e (elle avait déjà 18 ans), mais merde ! Si elle n’ose pas écrire en français par peur du ridicule (on la comprend), ben faut lui dire que c’est pas avec son anglais qu’elle va faire mieux. Et puis quand t’es bègue, tu chantes pas. Tu fais de la politique. Manquerait plus que David Hallyday sorte un nouvel album.