Par Olivier Crachin


Julien Clerc sort son 22e album studio, intitulé Fou, peut-être. Parmi ces 22 albums, 5 portent le nom de Julien (ou Julien Clerc ou Clerc Julien : c’est un blagueur). Soit un peu moins de 25 % de l’œuvre de Julien Clerc. Une statistique qui en dit long, je crois, sur le personnage. C’est un peu comme si Van Gogh avait nommé le quart de ses toiles Les Tournesols. Là, c’est sur, on aurait pris le gars pour un fou. Il y a donc, chez Julien Clerc, un évident problème d’égocentrisme, ou peut-être tout simplement une certaine tendance à n’avoir rien à branler du titre de son disque. Ce qui nous conduit – si l’on accepte la validité du « mais j’en branle de nom de mon disque ! » – à la conclusion suivante : Julien Clerc a pris les gens pour des cons sur au moins 25 % de sa production totale. Ben oui : « Je m’en branle du nom de mon disque » signifie aussi « On s’en branle, j’ai mis 12 chansons sur la galette pour me remplir les caissons, pas pour faire de la littérature ». Sachant que 2 des 3 premiers albums de Julien Clerc se nomment Julien Clerc (1968 et 1971), on se dit que l’histoire qui lie Julien Clerc à ses fans est partie d’un truc un peu dégueulasse quand même. Voilà, c’est donc de manière scientifique (ou presque), en mêlant subtilement (ou presque) les mathématiques et la psychologie (qui est une science humaine, mais une science), que nous venons de démontrer que Julien Clerc est au moins à 25 % une ordure. Coup de bol pour ses fans, son dernier album se nomme Fou, peut-être – par Julien Clerc.