Par Laurent Routier


Première info, et non la moins importante, Juliette Gréco est vivante. Perso, je le savais pas. Parce que, et c’est pas pour faire le méchant, mais la mère Juliette, c’est quand même un vieux machin. Ça sent pas franchement le formol, mais les odeurs de chêne sont perceptibles. Et que veut-elle dire, la Gréco, quand elle nomme son album Ça se traverse et c’est beau ? De la vie ? Pour ce qui lui en reste, elle aurait peut-être mieux fait d’appeler sa galette autrement. De la ménopause ? Ça fait bien longtemps qu’elle est passée pour Juju. Du réfectoire de la maison de retraite ? Peut-être, mais là, on comprend pas trop comment traverser une pièce qui pue la pisse et la bouffe avariée, encombrée de fauteuils roulants et de vieilles baveuses, peut être belle. Mais admettons ! Faut pas trop contrarier les gens malades, ça les agace. Enfin quand même, si quelqu’un peut dire à Juliette d’arrêter ses conneries maintenant, ce serait pas mal. Un peu de dignité bon sang !