Par Audrey Plumard


J’ai écouté le dernier album de Justice, Audio, video, disco. Au début, je dois bien avouer – aussi maline sois-je – ne pas avoir très bien compris le titre de l’album. Alors j’ai écouté, écouté, écouté. Et franchement, on pourra toujours me dire que je fais mal mon boulot, mais putain, faut y aller pour bouffer quinze fois de suite un album – surtout quand c’est pas un album des Stones. Peu importe, j’ai été pro jusqu’au bout. Ce qui m’a troublé – et peu emmerdé, faut bien le reconnaître – c’est le manque de réaction qu’a provoqué chez moi ces écoutes d’Audio, video, disco. Alors, ok, je n’étais pas forcément entouré d’une bande de yuppies défoncés à la coke – ce qui gâche sans doute un peu la fête – mais quand même, je m’attendais à au moins sursauter une ou deux fois. Non, rien. Alors j’ai retourné la jaquette du disque des dizaines et des dizaines de fois. Pour essayer de comprendre ! Toujours rien. Jusqu’au moment où j’ai commencé à écrire mon compte-rendu, ma chronique. Et c’est là que j’ai compris : Audio, video, disco, c’est en fait une grosse référence au célèbre leitmotiv Métro, boulot, dodo ! Eurêka ! Eh bien moi qui pensais que Justice était composé de boutonneux un peu débiles, me suis bien trompé ! La référence est géniale, d’autant que Justice a réussi à conserver la substance de l’adage Métro, boulot, dodo. Oui, Audio, video, disco, c’est chiant, c’est monotone, c’est moche.