Par Laurent Routier

Pour la première fois dans l’histoire de l’ère christique, ce n’est pas les hommes qui chanteront à Noël pour célébrer la naissance du petit Jésus, mais le petit Jésus qui chante(ra) pour couvrir la mort (auditive) de l’homme. John Lennon est un ringard. Justin Bieber ne se contente pas d’être plus célèbre que Jésus (comme l’avait suggéré en son temps et avec force humilité le poignardé le plus célèbre de l’histoire de la musique), il EST Jésus. Tu vois la différence ? Moi je veux bien qu’on nous mente sur la sécurité sociale dont le diamètre du trou est tout juste supérieur à celui de la vulve de Lio, sur la dette publique dont le fond n’est pas plus visible que ne le sont les touches d’un piano pour Gilbert Montagné, sur le financement des partis politiques français dont l’opacité rivalise facilement avec le eye-liner de Nicola Sirkis. Mais franchement, que Justin Bieber nous fasse le coup de Noël, c’est génial. On aurait pu y croire, puisque le petit Justin doit lui-même, sans doute, encore croire au Père Noël (pas con). Mais non, on ne se fera pas baiser comme Anne par Dominique. Hé ! J’ai pas dit que ça serait facile. Parce que le gars – Justin – et tous ses copains, ils ont mis le paquet pour nous faire bouffer du chant de Noël (pourquoi nous faire ça, on a les pubs Mattel tous les ans à partir de septembre ?). Enfin… Justin Bieber aura au moins le mérite de réhabiliter un peu Joseph Goebbels, en rappelant au monde que ce dernier n’a pas bossé que pour rien. Justin Bieber démontrera aussi aux plus sceptiques que le petit Jésus (puisque c’est lui), tout fils de dieu qu’il soit (qu’il fut, selon les croyances de chacun), était quand même un peu paumé quant à son orientation sexuelle. On en saura peut-être plus grâce au prochain album de Lady Gaga consacré aux chants de Pâques.