Par Audrey Plumard


Kesha va sortir dans quelques jours un nouvel album : Reborn. La Bimbo-chanteuse (y a bien des flics corrects, paraît-il) a déclaré, à propos de la genèse de ce nouvel album : « Je souhaite saisir l’essence véritable de ce qu’est le rock and roll, l’irrévérence, le coté sexy et amusant et se foutre de tout. » Bon, je pourrais m’arrêter là. Imaginez quand même le truc ! « L’essence du rock and roll » ! Bon sang, la gamine, je sais pas ce qu’elle considère être du rock’n’roll, mais ça pue l’embrouille son truc. Non parce que Kesha, quand même, elle chante du r’n’b de caniveau (existe-t-il un autre r’n’b ?), alors, quand elle parle du rock’n’roll, on se demande franchement à quoi elle fait référence. Ce serait pas con de lui dire que les Spice Girls ou Katy Perry, c’est pas du rock ! Quant à l’irrévérence, elle va pas la trouver dans les fashion weeks (mais elle pourra y croiser Selah Sue et ainsi en apprendre un peu plus sur le sujet « comment être une connasse de la variété internationale) ni dans les boites à partouzes de Manhattan. Sauf si elle y croise DSK. Là, elle va piger ce qu’est le rock’n’roll et le côté « se foutre de tout » va prendre une orientation bien moins amusante que ce qu’elle suppose. Enfin, en attendant, c’est nous qu’on l’a dans le cul.