Par Éric Nullo


Depuis 2004, King Blues est vendu comme un groupe tendance punk. Foutaises. Ce qui n’empêche pas les mecs d’être particulièrement surs d’eux, la preuve avec le titre de leur nouvel album, Punk & Poetry. Ça nous fait penser que la prochaine émission de Patrick Sébastien pourrait bien s’appeler « Livres et réflexions », ou que la météo sur Canal+ pourrait bien s’intituler « Je m’appelle Solweig et je suis trop drôle », ou que le nouveau slogan du PSG devrait bientôt être : « Tout ceci n’a rien à voir avec l’argent ». Bref, King Blues ou « tout devient possible ». Alors King Blues, évidemment, ça plaira aux incultes, aux ados morveux (et qui se servent de leur morve comme lubrifiant), aux fillettes qui se rasent la chatte avec du savon en espérant que ça ne repousse jamais, et peut-être aux derniers potes de Kadhafi qui n’ont absolument plus rien à perdre. Bref, ça plaira aux esthètes, aux gens qui ont du goût, aux ayatollahs de la culture, aux chroniqueurs du Mouv’. Non, là, c’est vraiment dégueulasse pour les King Blues… Mais c’est de bonne guerre !