Il y a deux choses qui me tapent considérablement sur les nerfs : les mites et les chanteuses qui changent brusquement de plan de carrière. Imaginez alors mon exaspération, ce matin, lorsque je constate la présence de petites perforations sur la manche gauche (Dieu soit loué) de mon pull préféré (un pull en cashmere hors de prix) et entends, dans le même temps, l’annonce de la reconversion de Kylie Minogue à la radio.
Une seule option s’offrait à moi : l’ermitage. Ma valise était prête et je m’apprêtais à franchir ma porte lorsque mon patron m’appela. « Il parait que tu t’en vas ? Ton contrat court jusqu’en avril 2014 t’es au courant ? » « Oui oui boss, les contrats courent, c’est bien connu. » « Arrête de jouer au con avec moi. Envoie-moi plutôt ton article du jour. » « Entendu. » Nous raccrochâmes.
Le manque de compréhension de cet homme m’avait toujours stupéfait. Ma docilité également. Alors voilà, Kylie Minogue a décidé de devenir professeur de finances. Je n’avais rien contre elle, en tant que chanteuse, mais les reconversions ça me fout les nerfs en pelote. Et puis ça va se ressentir dans ses chansons, c’est ça qui est ennuyeux. À quoi faut-il s’attendre ? À un album complet sur les finesses de la fusion-acquisition ? Non merci professeur Minogue. D’ailleurs, sans le Kylie, on se rend compte de tout le grotesque de votre nom de famille. Alban