Ah ah, cette semaine, pas de chronique d’album, mais un étron « global » sur un mouvement « musical » : la techno minimale. Vous connaissez ? Perso, on me prend la tête avec ce truc depuis plusieurs mois, d’où l’idée que j’ai eue (je suis un génie) d’écouter un peu de quoi ça avait l’air. Le concept (et la musique qui s’y rapporte) est né aux States dans les années 90. En gros, le but était de « ralentir » le rythme de la techno et de donner à cette dernière un côté plus « salon de thé ». Si vous voulez, la minimale est à la techno ce que la coke est au shit : un produit de luxe pour petits et petites bourgeoises qui se défoncent comme ils baisent, vite et mal (sniffer une ligne, c’est quand même plus rapide que de fumer un joint). Depuis les années 2000, le « phénomène » a déboulé en France via l’Allemagne. Est-il utile de préciser que cette minimale des années 2000 est bien loin des ambitions et de la qualité (si, si, un truc comme Robert Hood, c’est pas mal du tout) de la minimale originelle ? Elle en a cependant gardé le principe de base : se branler le plus possible sur sa console et vendre ça comme de l’art (je pète, j’enregistre, tu achètes). Franchement, un truc qui débarque d’Allemagne… ça aurait déjà dû mettre la puce à l’oreille de la nomenclature artistique parisienne. Ben non ! Tous les connards analphabètes s’y sont jetés dessus comme le panzer allemand sur la ligne Maginot. Tous les attardés de l’électro également, trop contents de pouvoir de nouveau bidouiller leurs synthés. D’ailleurs, si vous avez aimé le synthé qui couvrait tous les tubes dégueulasses des années 80 (voir les discographies de Gold, Début de Soirée, Laurent Voulzy…), vous aimerez la minimale. Vos nouveaux copains, vous les retrouverez dans les bars branchés de Berlin et Paris, des ados sur le retour, arrogants et dont l’épaisseur spirituelle est équivalente à celle de l’hymen d’une petite fille. Je soupçonne d’ailleurs les fans et les créateurs de minimale de se rassembler par petits groupes les nuits de pluie pour sacrifier des enfants et violer des chèvres (et vice versa). Et des chats aussi (des chats roux). Et puis faut regarder les noms des groupes ou des artistes estampillés minimale : Pantha Du Prince, Eluvium, Gas (pour un groupe allemand, c’est très élégant de s’appeler Gas…) et autres noms aussi joyeux que la visite à la mémé le dimanche après-midi, avec une tendance à transformer chaque « C » en « K » (ça doit sans doute faire plus kool). Si vous aussi vous pétez beaucoup (mais des pets qui sentent pas, c’est aussi ça qu’est très con dans la minimale) et que vous avez les moyens de racheter le synthé de votre grand frère, bienvenue dans l’univers rayonnant et hyper créatif de la minimale.