Par Audrey Plumard


Je vais essayer d’éviter toute polémique et tout propos blessant en ne disant pas que la troupe des Enfoirés est une bande de gros baveux avides, pour la plupart, de promotion facile et d’exposition médiatique inespérée pour beaucoup d’entre eux (Julie Zenatti, si tu nous lis…). On ne dira pas non plus que les Enculés se goinfrent de petits fours et de champagne en coulisse pendant que les crèves la faim de bénévoles applaudissent de leurs mains calleuses un show qui, la plupart du temps, ressemble à un gros foutage de gueule artistique et scénique. Je passerai aussi sur l’idée que Mimie Mathy et Muriel Robin n’ont rien à foutre sur scène, parce que ce serait vraiment méchant de stigmatiser une naine et une lesbienne dépressive. M’enfin quand même… Si les Restos du Cœur ont galéré cette année à boucler leur budget, ce n’est pas la faute à des nanas comme moi, ce n’est pas non plus la faute aux nouveaux dalleux que compte notre cher pays. En revanche, y a peut-être une piste à explorer du côté des Enfoirés. 20 ans qu’ils existent. Je dis ça, je dis rien, mais peut-être bien que Garou, Bruel, Lorie et les autres commencent à fatiguer tout le monde. Peut-être aussi que leur nouvel album est trop naze pour être vendu par charrettes entières (même si le Ministère de la Culture met la main à la poche). Je dis bien que ce ne sont que des hypothèses de travail. Mais c’est dans les moments difficiles qu’il faut savoir se remettre en cause.