Cinq ans tout juste après avoir interdit l’affichage dans les couloirs du métro de la pochette de l’album J’accuse de Damien Saez, la RATP récidive avec l’affiche du concert à l’Olympia des Prêtres.

L’esprit Charlie, s’il a existé plus de 24 heures, est bel et bien fini. On est revenu à l’ordre moral et laïc. Saez avait été interdit parce que la pochette de son disque représentait une femme nue dans un caddie, celle des Prêtres parce qu’elle est accusée par la RATP de faire du prosélytisme religieux. Ah bordel, si la RATP savait le temps de passage de ses usagers devant ses publicités : 1, peut-être 2 secondes. 2000 ans que les mecs (les curés, les prêtres, les Chrétiens) sont là, toujours moins puissants (plus personne ne va à la messe, disons-le !), mais la RATP a les boules de faire de ses clients des bigots. C’est énorme. Imaginez une femme voilée s’arrêtant devant l’une des affiches incriminées et en discutant avec un Juif portant la kippa (on sait jamais !). Sur que la RATP va leur envoyer son « service de sécurité », composé majoritairement de skinheads en uniforme, et là on va voir qui sont les « hommes à l’esprit républicain ». Peut-être que la prochaine affiche de Christine & The Queens sera interdite pour prosélytisme bobo…