Lescop, de la New Wave réchauffée.

L’autre jour, en passant devant la vitrine d’une papeterie, je vois un titre de magazine annonçant : « Lescop, le retour de la New Wave », ou quelque chose dans le genre. Le magazine en question, c’était Les Inrockuptibles dont on connaît la capacité à donner à son lectorat de nouveaux horizons à chacune de ses parutions. Je me suis donc dit : « chouette, moi la New Wave et les années 80, je trouve ça plutôt cool ». Visiblement, j’ai pas la même vision de la New Wave et des années 80 que Les Inrockuptibles (ça fait mal). Je m’attendais en effet à retrouver en Lescop une sorte de fiévreux, un peu fou et passionnément autodestructeur. Un mec froid de l’intérieur, un gars façon Pacadis ou Curtis, prêt à tirer sur la gâchette à chaque petite contrariété quoi. Ben non. Lescop est déjà trop vieux pour mourir jeune. C’est moche, comme sa musique d’ailleurs, une espèce de falsification dégueulasse de Daho, Taxi Girl (Jacno) et même de certains titres de Dani (putain, copier Dani, c’est quand même, en soi, une démarche artistique étrange). La voix de Lescop, on dirait celle d’Étienne Daho qu’on aurait enregistré en plein acte de gorge profonde. J’ai rien contre les gorges profondes, mais si tu vas trop loin, tu finis par t’étouffer (Michel Prozac).



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