Histoire et explication Tutti Frutti

Tutti Frutti figure sur l’album Here’s Little Richard sorti en 1955. Pour l’anecdote, bien avant qu’il ne l’enregistre en studio, Little Richard jouait Tutti Frutti en concert, une version bien plus « osée » et sulfureuse que la version connue du grand public.

Sa maison de disques avait en effet considéré les paroles de la version originelle trop tendancieuse pour l’audience blanche. Du coup, une femme nommée Dorothy LaBostry – que Little Richard qualifiait de « garce seulement capable de vendre des disques » – fut chargée de revoir quelques passages. D’où le fait qu’elle soit créditée comme co-auteur de la chanson. Tutti Frutti est devenue un classique du rock’n’roll – et son introduction « A wop bop a lu bop, a wop bam boom ! » un cri de ralliement pour tous les rockers du monde – notamment grâce à la reprise qu’en fit Elvis Presley dès l’année 1956. Little Richard déclara un jour, à propos de Presley : « Elvis fut le Roi du rock’n’roll et moi la Reine ! ». A noter enfin que Tutti Frutti, telle qu’on la connaît aujourd’hui, fut enregistrée dans les mythiques studios J&M de la Nouvelle Orléans, où passèrent, entre autres, Ray Charles, Sam Cooke, Jerry Lee Lewis.

Biographie de Little Richard

Little Richard, de son vrai nom Richard Wayne Penniman, est un chanteur, pianiste, guitariste et compositeur américain, né le 5 décembre 1932. Il a été un pionnier du rock and roll de la fin des années 1950. Avec Chuck Berry, Fats Domino et Bo Diddley, il apparaît comme l’un des premiers musiciens noirs de rock and roll à connaître les faveurs du public blanc. Personnalité rebelle, Little Richard a marqué son époque par ses chansons (qu’il scande en hurlant) ou ses tenues vestimentaires flamboyantes, autant de caractéristiques qui ont contribué à définir le ton et l’image du rock and roll. Il a considérablement influencé les musiciens de la génération suivante : les Beatles et les Rolling Stones, ou plus tard le chanteur et musicien Prince.