Lou Doillon sort son premier album : Places. Alors oui, on pourra toujours dire que ce n’est pas complètement pourri, qu’Étienne Daho a participé au truc et tout et tout. Mais ça ne suffira pas. Lou Doillon est à la chanson ce que Lou Doillon est au cinéma : une nana dont on ne sait pas trop quoi faire, mais qui porte un nom. Alors on s’en occupe. Attendez, j’ai pas de souci avec ça : le fils de ma concierge occupe une chambre de bonne dans l’immeuble et je l’accepte. Les parents, la famille, faut bien que ça serve à quelque chose. Et puis elle me fait un peu de peine Lou Doillon. Son album, c’est du vu et revu (mais pas corrigé), ça se veut hyper english, mais avec l’accent de Lou, on croirait plutôt entendre une Française en entretien d’embauche chez Google. Et puis c’est chiant ! Mon Dieu que c’est chiant ! Plat comme le poitrail de sa mère, inaudible comme la voix de sa sœur, niaiseux comme les films de son père. À ce niveau-là, c’est pas un problème artistique, c’est une question de génétique. (Michel Prozac)