Marine Le Pen a répondu à l’invitation de Madonna et a accepté de prendre un verre avec elle. La rencontre s’est déroulée à l’abri des regards indiscrets, dans un salon privé d’un grand hôtel parisien. Les équipes de Zicabloc ont été les seules autorisées à suivre l’entretien. Compte-rendu.

Comme convenu au préalable par les deux femmes, elles se sont vues en tête-à-tête, « entre hommes », selon la patronne du FN. Marine est arrivée vers 14 heures, vêtue d’une veste bavaroise et d’un pantalon bouffant. Madonna portait une combinaison en latex. Dégrafant la boule qui obstruait sa bouche, c’est elle qui a ouvrert la conversation.

– Bonjour Marine, comment allez-vous ?
– Salut Maddie. Ben j’ai un putain de mal de crâne, on s’en est mis une bonne hier soir avec Philippot, Aliot et la gamine.
– La gamine ?
– Ouais, ma nièce, Marion.
– Vous fêtiez quelque chose ?
– Ouais, enfin non, c’était juste pour décompresser un peu.
– Vous êtes sous pression en ce moment ?
– Elle est con celle-ci. Évidemment qu’on est sous pression ! On a pas une maquilleuse par œil nous, on bosse comme des malades sur notre programme.
– Oui, justement, je voulais vous voir parce que…
– Y a pas moyen d’avoir une vodka-redbull ?
– Si, si, bien sûr…
– Merci.
– Donc oui, je voulais savoir, vous êtes vraiment fasciste ?
– C’est quoi être fasciste pour toi Mado’ ?
– Ben… Être méchant quoi, pas aimer les Noirs et les Juifs. Ni les pédés.
– Tu sais que Philippot suce pas que des glaçons ?
– Ah non, je savais pas.
– Et tu sais que personnellement, une bonne bite de Noir, ça m’a jamais fait peur.
– Et les Juifs ?
– T’en fais pas pour eux va !
– Comment ça ?
– On fait du biz avec, on a aucun souci.
– Ah… Donc vous êtes pas fasciste ?
– Tu dis ça par rapport à ma veste ?
– Oui…
– Un cadeau de mon père.
– Ben oui, justement, lui, il est raciste, non ?
– T’as déjà vu un mec de 80 ans ne pas l’être ?
– Oui, c’est pas con.
– Ben non c’est pas con. Bon, et toi, c’est quand ta prochaine galipette sur scène ?
– Ben avec mon arthrite, je sais pas trop.
– Ah ouais c’est chiant ça. T’es ménopausée ?
– Euh…
– Allez, lâche-toi Maddie, on est entre nous.
– C’est-à-dire que… Oui, depuis 5 ans.
– Ouais, je vois. Moi j’suis en plein d’dans.
– Ah ! On a donc plein de points en commun.
– Ben c’est le seul que je vois. Remarque, j’aime bien ta combinaison en latex.
– Je t’en offre une !
– Ouais ben va falloir prendre une autre taille, tout le monde n’est pas anorexique ma vieille !
– Je vais voir ça avec ma styliste.
– Ouais, c’est ça, vois avec elle. Bon, c’était sympa cette petite entrevue, mais y en a qui bosse.
– Oui, je comprends. Oui, c’était très sympa, j’espère que vous viendrez à mon prochain concert.
– Ouais, j’ai pas que ça à foutre mais pourquoi pas. On s’appelle ?
– D’accord Marine. On se fait la bise ?
– Si tu veux, mais tu mets pas la langue, je viens de me refoutre du fond de teint.
– D’accord.
– Allez, c’est ça, à bientôt chez Benito.
– Hein ? »

C’est ainsi que Marine Le Pen se sauva par l’escalier de service. Nous la suivîmes. Elle semblait ravie de cette entrevue avec Madonna. Patrick Bruel l’attendait maintenant pour le goûter.