Par Éric Nullo


Putain, plus Universal nous la met profond, plus nous semblons aimer ça. Bon là, en l’occurrence, il s’agit d’un viol collectif hyper bien marketé : 40 marins, ça fait son effet. Plus, en tout cas, que de se faire enculer par le gode-ceinture de Nolwenn Leroy. La Bretagne, ça vous gagne… des millions dans les poches des baveux d’Universal. Ils sont forts quand même. Nous servir une soupe tord-boyau et nous faire croire au retour du folklore breton, alors qu’il ne s’agit là que de la bonne vieille France pétainiste, du poujadisme crado et de la vague bleue Marine en chansons. Après les maillots marinières de l’équipe de France de football, le moins que l’on puisse dire, c’est que les marins ont le vent en poupe (humour, humour). En même temps, c’est pas con : la chanson française est actuellement dans le même état que notre crapuleuse équipe nationale : en « construction », l’autre expression pour ne pas dire : « dans la merde ». Et les marins d’Iroise sont à la chanson française ce que Les Ch’tis furent au cinéma français : une catastrophe régionale.