Matt Houston s’appelle en réalité Matthieu Gore. Ça ne s’invente pas (voir la fiche Wikipédia du monsieur). Pour un mec qui nomme son album Racines et qui a honte de son nom de naissance, c’est quand même un peu embêtant. Attention, je veux pas l’embêter : le gars montre suffisamment ses muscles pour que je le croie capable de me faire mal. Oui, certaines comme Shy’m montrent leur cul, Matt, lui, c’est ses muscles. Question de marketing sans doute. Matt Houston, donc, c’est le pseudo que s’est choisi Matthieu Gore (il aurait été gothique, je suis à peu près sur qu’il n’aurait rien touché). Matt Houston, c’est un héros de série télévisée américaine des années 80. Si je me souviens bien, il roulait dans une vieille bagnole de collection, portait la moustache et disposait d’un jacuzzi dans son bureau : Matt Houston était gay. Ça fout un coup, je sais. Mais j’applaudis des deux mains le courage de Matt Houston le chanteur. Fini le temps où un rappeur qui fait du r’n’b (oui, il y a aussi des tennismen qui chantent) n’assumait pas son homosexualité. Et du coup je comprends mieux le titre de l’album. Chapeau l’artiste. (Laurent Routier)