Mika est une putain de copieuse. S’il pompe autant en amour qu’en musique, j’aimerais bien être son boyfriend. D’ailleurs, depuis deux semaines qu’il fait le tour des plateaux télé, le gars parle plus volontiers de son mec que de son disque. C’est dire si ce dernier, humblement intitulé The origin of love (c’est Dove Attia qui lui a trouvé ?), est source de commentaires. Même son propre créateur semble n’en avoir rien à foutre. Alors qu’en dire ? D’abord, qu’il sera toujours plus utile d’écouter un album de Queen plutôt que de se procurer l’opus de Mika. Ensuite, que The origin of love est l’expression même de la fainéantise d’une popstar plus intéressée par la dernière fashion week ou le nouveau brushing de son clébard que par travailler en studio pour éviter de chier un disque que des malheureux vont inévitablement acheter. Et je comprends (enfin…) ces gens qui se font baiser par le beau sourire et l’attitude aimable de Mika. Évidemment, ça change des massacres en Libye et de la chaude-pisse de François Hollande (?). Je ne reproche pas à Mika d’être heureux et de sourire devant les caméras. C’est juste que The origin of love ressemble à ces chewing-gums de sous-marque dont on reçoit, une fois introduits dans l’orifice buccal, une énorme giclée d’aspartame, de celles-ci qui vous écoeurent avant de vous laisser dans la bouche un arrière-goût de vomi de fin de soirée. (Michel Prozac)