Olivier Crachin


On ne pourra pas dire que moi, Olivier Crachin, je n’aime pas le rap. Mais ça – Mister You, Dans ma grotte – et pardon pour les fans du monsieur, ce n’est pas du rap. Pour tout vous dire, je ne sais pas vraiment ce que c’est. Mais ça se vend à des milliers d’exemplaires. À croire qu’on va bientôt l’offrir en cadeau à chaque mariage dans les mairies de France – en lieu et place du redoutable livre sur la région : y a plus rien qui va. En nommant sa galette Dans ma grotte, Mister You a littéralement tendu la verge pour se faire battre (et plus si affinités). Moi je veux bien que le mec essaie de se la jouer Chateaubriand de PlayStation en forçant un peu son côté ours (si j’étais un chasseur, je chasserais le jour, je chasserais la nuit, j’y mettrais tout mon cœur), mais « dans ma grotte » : et pourquoi pas dans mon fion ? Ben oui, après tout, les morceaux qui en tombent (comme tombe la praline céleste) ressemblent plus à d’effroyables étrons plutôt qu’à des œuvres musicales. Et puis, qui c’est qui vit dans les grottes ? Les hiboux, qui ont l’incroyable faculté de tourner leur tête à 360° (comme des girouettes, ou des centristes, comme on veut) et… à chier par le bec. Ça s’invente pas. En espérant que Mister You l’aère de temps en temps (sa grotte), on lui souhaite toute la réussite possible : un passage dans 7 à 8 (tous les dimanches soirs sur TF1), un autre dans le Grand Journal de Canal+ (pourvu que Tania Bruna-Rosso puisse faire son retour à cette occasion), un autre au rayon dentifrice du Franprix le plus proche de sa grotte. Chier par le bec, c’est pas croyable.