Par Phil Patrick


C’est un copain nain (ceci n’est pas une blague) qui m’a fait découvrir Nicolas Merritt. Son nom pourrait donner lieu à de très nombreux jeux de mots. Je vais éviter, même si, putain, la tentation est grande. Et puis quitte à faire ma fillette en parlant d’un gamin, j’avais envie de finir l’année 2011 sur une note joyeuse, un truc qui donne un peu la frite (j’aime les expressions ringardes comme celle-ci). Et Nicolas Merritt, ça a de l’énergie.

Le gamin à dix piges, joue de la batterie comme un fou et vient (ou presque) de sortir un premier album de musique punk. Attention, c’est du punk californien. Ce dernier n’a franchement pas très bonne presse en France : ceux qui critiquent le punk californien sont les mêmes qui pensent que Téléphone est un groupe de rock. Le punk californien, c’est de la bonne came, mais faut le prendre comme du punk californien et cesser de le comparer avec ses alter ego de la côte est ou anglais. Y a aussi un punk français et on admettra assez facilement que ce serait complètement stupide de le comparer au punk anglais, par exemple.


Alors voilà, Nicolas Merritt joue du punk californien. On va pas jouer au connard de base : c’est une putain de performance pour un gosse de 10 piges 1. D’aimer le rock et le punk, 2. de jouer de la batterie comme il en joue. On pourra se contenter de dire que Nicolas Merritt, c’est mignon. Évidemment. On va quand même pas attendre d’un gamin qu’il montre sa bite à chacun de ses concerts, qu’il parle d’autre chose que de l’école et de lui dans ses chansons, qu’il ait des tatouages partout sur le corps et des piercings pleins la tronche. Faut écouter :