Je vous le dis, les Français (et les Bretons en particulier) sont des beaufs. La preuve ? Le succès du dernier album de Nolwenn Leroy, Bretonne. On n’en voudra pas à la Nolwenn. Pourquoi n’aurait-elle pas, elle aussi, le droit de surfer sur la vague communautaire et régionaliste ? C’est un brin facile (voire fasciste), mais NTM l’a bien fait, sans parler d’I Muvrini ou encore Véronique Sanson (la région bordelaise…). Alors oui, Bretonne, est un manifeste politique, tellement plus puissant que toutes les actions désastreuses de la pitoyable Armée Révolutionnaire Bretonne (si, si elle existe. À son actif : une employée d’un McDo assassinée dans les années 1990). Bretonne, c’est donc le Petit Livre Rouge (ou Vert, c’est plus tendance) dont la Bretagne avait besoin pour se débarrasser de l’envahisseur français. Pour moi, y a pas de souci : j’ai écouté Bretonne et je leur accorde leur indépendance aux Bretons. Je leur creuse même un canal pour bien les séparer du reste de la France. Parce que Bretonne, c’est autre chose que la menace nucléaire iranienne. Moi, ça me fout les boules.