On m’a demandé d’écrire une bafouille sur le dernier album de Norah Jones, Little broken hearts. Ça tombe bien, j’ai une gastro et je compte bien éliminer le mal qui est en moi le plus vite possible. Norah Jones, c’est impeccable pour ça. La fille de Ravi Shankar a, depuis ses débuts, cet incroyable pouvoir de réunir le côté morbide du jazz et le côté niais de la pop. Alors évidemment, quand tu écoutes le résultat, tu chopes direct la chiasse, si ne la pas encore (comme c’est mon cas). Little broken hearts est donc le premier laxatif (en fait, il y en a beaucoup d’autres) qui se prend par voie auditive. Ça a son côté pratique, mais à ce prix (environ 20 euros), je préfère encore me foutre un suppo’ de 12 dans le cul. Chacun sa médecine ! (Laurent Routier)