Par Éric Nullo

D’accord, on ne tire pas sur l’ambulance. Mais sur un charnier ? On peut peut-être déverser un peu de chaux vive, non ? Parce qu’il faut penser à toutes ces pauvres âmes qui s’apprêtent à bouffer du hit de merde tout l’été. Les défendre… Ou les punir. Mais d’abord les identifier. Oui, qui peut bien acheter, écouter, diffuser les NRJ Summer hits only 2011 ? 1. De la greluche (très) mal dans sa peau et qui espère que sa laideur se confondra, à l’occasion d’une fête dégueu organisée par son cousin incestueux, avec la nullité de la musique que le dit cousin aura osé placer sur la playlist. 2. Du kéké de base, cheveux passés au pento (même avant de se coucher), déodorant Axe (le même depuis ses 16 ans), des fausses Ray-Ban reflets bleus sur le pif et une bagnole de merde tunée « classe » (seulement des jantes de 22’, sur une Fiat Panda, ça fait mal !). 3. De la trentenaire pré-ménopausée qui n’a plus qu’un but dans la vie : se faire péter la rondelle à défaut de trouver un mec avec qui se marier. 4. Un programmateur du Mouv’.
En somme, que des gens suuuuuuper bien, des nanas et des mecs qui font chaque jour la France, pays merveilleux où, tous ensemble, tout devient possible. Même le pire. Et pendant ce temps, les ronds-de-cuir d’Universal et NRJ se claquent les couilles sur leurs tableurs Excel, en riant très, très fort. Un braquage, ça se fête.