Le 1er mai, c’est la Fête internationale du Travail. Une journée très spéciale, mise en place entre la fin du XXe siècle et le début du XXe en fonction des pays. Au départ, le 1er mi était une « journée de grève » pendant laquelle les mecs gueulaient pour une amélioration de leurs conditions de travail. Bon, évidemment, aujourd’hui, d’un point de vue politique, le 1er mai n’a plus tout à fait la même dimension. Aujourd’hui, en France par exemple, c’est tout juste si Bernard Arnault et ses employés ne défilent pas main dans la main entre la Bastille et la place de la République. Cette playlist spéciale « Fête du Travail » reprend donc, par définition, des chansons ayant pour thème principal le travail. Celles qui en dénoncent l’absurdité, celles qui vantent les mérites, celles qui en rigolent, celles qui en ragent.

Il ne rentre pas ce soir, Eddy Mitchell, 1978 : le désespoir d’un homme confronté au chômage. « Le travail, y en a plus ».

Working in the Coal Mine, Lee Dorsey, 1966 : les salauds de patrons ! Ils vous font bosser comme des ânes la semaine, et le week-end, ben on est trop fatigué pour faire la fête. « ‘Cause I work every morning / Hauling coal by the ton / But when Saturday rolls around / I’m too tired to have any fun ».

Où c’est qu’j’ai mis mon flingue, Renaud, : « J’aime pas l’travail, la justice et l’armée ! » Patrons, managers, supérieurs, N+1… Allez tous vous faire enculer !

Career Opportunities, The Clash, 1977 : « Career opportunities are the ones that never knock », en français : « Les opportunités de carrière ne frappent jamais à ta porte ».

She works hard for the money, Donna Summer, 1983 : elle travaille dur pour pouvoir nourrir ses gosses qu’un enfoiré de père a abandonnés.

9 to 5, Dolly Parton (1980 : quand Dolly Parton dénonce l’aliénation du travail. « Barely getting by/It’s all takin’ and no givin’/they just use your mind/and they never give you credit ».

J’ai rien prévu pour demain, Tryo, 1998 : trop de travail tue le travail.

Don’t Talk to Me About Work, Lou Reed, 1983 : ne parlez pas de travail à Lou Reed.

Ma petite entreprise, Alain Bashung, 1994 : mais de quoi Alain Bashung parle-t-il vraiment ? >> Réponse.

Le Poinçonneur des Lilas, Serge Gainsbourg, 1959 : « Poinçonneur » : un métier qui a disparu. Et c’est pas plus mal parce que franchement, c’était un boulot de merde.

Et encore :
John Lennon, Working Class Hero, 1970,
The Ramones, It’s Not My Place, 1981,
Tennesse Ernie Ford, Sixteen Tons, 1955,
Sam Cooke, Chain Gang, 1960,
Johnny Paycheck, Take This Job and Shove It, 1977,
Michael Jackson, Workin’ Day and Night, 1979,
Gang Starr, Work, 1998,
Alan Jackson, It’s Five O’clock Somewhere, 2003,
The Rakes, Work, Work, Work (Pub, Club, Sleep), 2005.